Derrière ce chiffre sec se cache une grande disparité des prix en fonction des territoires, des politiques municipales, du niveau de revenus par habitant : à l’époque, l’Observatoire estimait à 1% la part des dépenses liées à l’eau dans le budget des ménages, tendance moyenne qui, d’une région à l’autre, pouvait varier du « simple au double ». Un constat confirmé par une enquête conduite en 2015 par les associations 60 Millions de consommateurs et France Libertés qui pointaient une hausse tarifaire de 6,3% dans 85% des villes françaises sur la période 2011-2014, Évreux et Saint-Quentin étant les communes les plus chères (5,17 € et 5,16 € le m3 au 1er janvier 2014), et Antibes la moins chère (1,50 €). Certaines municipalités ont justifié ces hausses par le passage du taux de TVA de 5,5% à 10% sur les éléments de facturation relatifs à l’assainissement (1er janvier 2014) ou par des investissements dans le réseau de distribution ou les unités d’épuration.
Pour diminuer les factures, il existe des parades simples et surtout peu coûteuses à mettre en œuvre. Au préalable, il faut identifier les sources potentielles de surconsommation ou de déperditions : dans la maison, un bain nécessite entre 75 et 200 litres d’eau, deux fois plus que la douche (30 à 100 litres). Plus étonnamment, un passage de la vaisselle dans l’évier (10 à 30 litres) serait à peine plus avantageux qu’un lavage automatique (20 à 40 litres). Les WC écouleraient 6 à 12 litres d’eau et la machine à laver le linge entre 80 et 140. Enfin, les propriétaires ou locataires d’une maison savent qu’un potager est, par nature, très gourmand en arrosage (entre 1 000 et 2 000 litres par heure).
Au total, entre la cuisine, le nettoyage ou encore la vaisselle, un Français utiliserait en moyenne jusqu’à 200 litres d’eau par jour. Comment réduire ce volume ?