Un risque de 9 000 euros d’amende
Toutes les interventions, même minimes, sur des éléments de plomberie, des isolants ou de simples recouvrements muraux (pour y changer un interrupteur par exemple ou poncer la cloison) sont donc très sensibles et nécessitent des vérifications préalables.
Le coût d’un RAAT dépend bien évidemment de la nature des travaux envisagés et de leur envergure : la fourchette de prix la plus communément admise varie généralement de 200 à 2 000 euros. Pour info : au-delà des conséquences sanitaires, un propriétaire qui ne se conforme pas à cette obligation légale s’expose à un risque financier beaucoup plus important : les textes officiels prévoient deux types d’amendes (administrative et pénale) de 9 000 euros chacune. Quoi qu’il en soit, il est difficile de passer outre ce diagnostic dans la mesure où, bien souvent, l’artisan chargé des travaux demande lui-même à ses clients qu’ils fassent réaliser un RAAT afin de sécuriser son intervention.
Le décret du 19 juillet 2019 impose aux propriétaires des logements concernés de confier cette procédure à des professionnels disposant de la « certification amiante avec mention ». En cas de présence avérée du matériau toxique, une opération de désamiantage est requise avant de démarrer le chantier prévu.
*calorifugeage des canalisations, flocage des conduits de chauffage et parois de garage ou de sous-sols, colles de faïence, enduits muraux, joints de carrelages ou de dalles.