Base de calcul et répartition : qui doit payer ?
La taxe d’habitation et la taxe foncière s’appuient sur la même base de calcul : la valeur locative cadastrale du bien, qui représente le loyer annuel théorique qu’il produirait, combinée aux taux votés par les collectivités locales. Conformément à l’article 1409 du Code général des impôts (CGI), l’administration fiscale intègre dans cette évaluation la surface du logement, les équipements de confort intérieur (WC, baignoire, douche, lavabo, gaz, électricité, eau courante, chauffage) rapportés en mètres carrés supplémentaires, les annexes (entrées, couloirs, placards) et les dépendances incorporées.
La répartition des charges fiscales s’effectue selon des critères précis :
La taxe foncière : Elle est adressée et réglée exclusivement par le propriétaire (ou l’usufruitier) du bien, qu’il l’occupe lui-même ou qu’il le loue.
La taxe d’habitation : Elle est due et réglée par l’occupant au 1er janvier. Il s’agit du locataire si le garage est compris dans son bail, ou du propriétaire s’il s’en réserve l’usage ou si le lot est vacant.
Contrairement à la taxe foncière, qui est répartie entre le vendeur et l’acheteur proportionnellement à la durée d’occupation au cours de l’année de vente, la taxe d’habitation est établie au nom de celui qui utilisait le bien au 1er janvier. L’occupant à cette date doit s’en acquitter pour l’année entière, même s’il quitte les lieux le 2 janvier. À l’inverse, un nouvel arrivant emménageant à partir du 2 janvier ne la paie pas pour l’année en cours.