Si un francilien sur quatre a l’intention de quitter la région parisienne pour s’installer en province, le mouvement inverse ne se vérifie ni dans les chiffres ni dans les faits (source : étude OpinionWay réalisée en septembre 2020) : ils sont en effet très peu nombreux les Bretons, les Normands, les Alsaciens ou les Bourguignons à se projeter loin de chez eux et, moins encore, à concevoir un projet de vie dans la capitale ou ses couronnes périurbaines.
A vrai dire, en dehors de Paris, les migrations potentielles, déclenchées par la perspective d’un achat immobilier et/ou d’un déménagement, se dessinent sur des distances relativement courtes et dépassent rarement l’échelle intrarégionale, phénomène global plus perceptible dans le grand quart nord-ouest que dans les autres ensembles territoriaux de l’Hexagone. Ainsi, d’après la même enquête, 90% des candidats à l’acquisition domiciliés dans cette zone, notamment couverte par la Bretagne et les Pays de la Loire, recherchent un bien dans leur région d’origine (dans le nord-est, ce niveau est moindre et culmine à 82%). Or, c’est aussi dans cette partie septentrionale de l’Arc Atlantique qu’un regain d’attractivité, mesurable à la courbe de la demande immobilière provenant de « l’extérieur », s’est fait sentir après le premier confinement lié à la crise sanitaire, là où ce même indice aurait stagné, voire diminué partout ailleurs : « les intentions d’achat y ont progressé de 3 points entre mai et septembre derniers, et de + 4 points par rapport à avril 2020 » signale OpinionWay.