Les diagnostics techniques
Parmi les procédures obligatoires en cas de vente ou de mise en bail, la plus connue est sans doute celle qui vise à fournir à l’acheteur (ou au futur locataire) un diagnostic dit de « performance énergétique », le fameux DPE, véritable bilan thermique du logement, valable pour une période de dix ans. Huit autres diagnostics, constitutifs d’un dossier de diagnostic technique (DDT), s’imposent en fonction de critères liés à la géographie et/ou l’ancienneté du logement. S’il est géré en copropriété, un mesurage Loi Carrez (calcul de la surface au plancher hors balcons, murs, cloisons, cages d’escalier, embrasures de portes et fenêtres) est à faire figurer sur le compromis de vente. Un état relatif à la présence de termites est à dresser dans les communes classées à risque par arrêté préfectoral. Deux diagnostics visant à déceler la présence d’amiante et/ou de plomb sont obligatoires dans les habitats construits respectivement avant 1997 et 1949. Les zones couvertes par un plan de prévention des risques naturels, miniers ou technologiques (liste fournie par le préfet du département) donnent lieu, dans les logements concernés, à la réalisation d’un État des Risques et Pollutions (ERP) — ce document, qui s’appelait auparavant ESRIS, doit désormais être remis dès la première visite du bien, et l’annonce immobilière doit mentionner un renvoi vers le site Géorisques. Des diagnostics gaz et électricité s’appliquent dès lors que les installations datent de plus de 15 ans, et le compte-rendu d’une évaluation spécifique du système d’assainissement, selon que le bien est raccordé ou non à l’égout collectif, est à remettre à l’acheteur. Enfin, pour les maisons individuelles et les immeubles en monopropriété classés F ou G au DPE, un audit énergétique est également obligatoire depuis 2022, en plus du DPE lui-même.
Ces vérifications techniques sont conduites par des professionnels certifiés, une condition requise depuis 2007 (seuls le mesurage Carrez et l’ERP peuvent être établis par des particuliers). Rappelons que ces diagnostics s’inscrivent dans une obligation d’information et qu’à ce titre, leurs résultats ne sont pas rédhibitoires. La présence d’amiante ou la constatation d’une installation non conforme n’entraînent pas l’interdiction de la vente du bien. En revanche, ils auront sans doute un impact dans la négociation du prix.