La commune de Paimboeuf qui fait face à Montoir de Bretagne sur la rive gauche de la Loire tire son nom de « Penbo », tête de bœuf en breton.
On peut noter la présence d’un village dès le XIIe siècle.
A partir de 1650, le trafic du bois d’ébène, nom donné à la traite des Noirs, et l’accroissement du tonnage des bateaux font de Paimboeuf un avant-port de Nantes, devenue inaccessible pour certains gros navires.
La Révolution met un frein au trafic, mais lui offre un statut de chef-lieu de district puis de sous-préfecture.
L’ouverture du port de Saint Nazaire et l’arrivée du chemin de fer sur la rive droite de la Loire marquent le déclin de Paimboeuf.
Toutefois, la ville est sauvée par un second souffle économique avec l’implantation d’industries lourdes juste après la première Guerre Mondiale.
De nombreuses maisons du XVIIe siècle jalonnent les quais. Demeures d’armateurs et de capitaines au long court, elles témoignent de la richesse maritime de la ville. Ce petit port tranquille était au plus fort de la traite négrière une ville prospère comptant 10 000 habitants.
On peut également apercevoir de magnifiques hôtels particuliers du XVIIIe siècle dont de nombreux balcons en fer forgé, métal cher à l’époque, confirment l’opulence passée de ses habitants.
Du port qui accueillait des navires jusqu’à 400 tonneaux à son apogée, il reste le môle de pierre de 1782 et le phare construit en 1854.
L’église néo byzantine Saint Louis abrite une coupole et un chemin de croix fameux. Le maitre autel composé de 14 marbres différents fut sculpté à Florence et transporté en bateau. Plusieurs calvaires balisent les quais de la ville.
Non loin de Paimboeuf, le marché de Saint Brevin ouvre ses étals les jeudis, samedis et dimanches, dans le quartier des Pins et le quartier de l’Océan. L’été un troisième marché se tient place de l’Ermitage le mercredi matin.