C’est le moment de renégocier son crédit !

 30.03.2017  Transaction

Renégociation crédit immobilier nantes Rezé ST Nazaire

Malgré la remontée des taux, les banques maintiennent de bonnes condition d’emprunt pour accompagner l’accroissement traditionnel de la demande au printemps et faciliter la signature de contrats avant l’élection présidentielle du mois de mai.

Certes, l’évolution des taux d’intérêt est moins favorable qu’à l’automne dernier, mais il est encore temps d’aller voir son banquier pour renégocier son crédit. La période actuelle est particulièrement propice à la discussion avec les créanciers, au moins pour deux motifs : traditionnellement, les dossiers rentrent plus vite au printemps en raison de la hausse des transactions immobilières enregistrées à cette époque de l’année (de nombreux ménages entament leur processus d’achat en mars ou avril pour emménager dans leur nouveau logement pendant les vacances d’été).

L’autre explication est plus spécifique au calendrier 2017 : le second tour de l’élection présidentielle va se tenir le 7 mai prochain et l’issue de ce scrutin, encore incertaine, suscite quelques inquiétudes dans les milieux financiers. Les banques en tiennent compte et adoptent en conséquence une stratégie plutôt offensive qui vise à faire aboutir davantage de contrats avant cette nouvelle échéance politique. Objectif : faire rentrer de l’argent aujourd’hui dans un contexte de concurrence accrue sur le marché du crédit, mais aussi capter les dossiers les plus intéressants et fidéliser la clientèle.

Quels sont les frais annexes ?

Beaucoup d’emprunteurs se trouvent donc en bonne position pour renégocier. D’autant que les taux actuels restent très favorables malgré leur remontée progressive depuis cinq mois : leur niveau de février (1,49% en moyenne selon l’Observatoire du financement CSA/ Crédit Logement) retrouve celui d’août 2016 (1,48%) déjà considéré à l’époque comme un indice très avantageux pour les acquéreurs de biens immobiliers.

Un rachat de crédit donne lieu au paiement de certaines charges incontournables, comme les indemnités de remboursement anticipé (IRA) dont doivent s’acquitter les clients qui partent à la concurrence. Le coût d’une renégociation avec le banquier d’origine est réputé moins lourd : en général, de nouveaux frais de dossiers sont facturés, soit sous la forme d’un forfait, soit en appliquant un pourcentage sur le capital restant. Il est indispensable de se renseigner sur l’ensemble de ces conditions contractuelles avant de prendre une décision. Dans tous les cas, la Loi Scrivener plafonne le montant des IRA à six mois d’intérêts au taux moyen du prêt, et à 3% du capital qui reste à rembourser.

Deux critères conditionnent en général la rentabilité d’une renégociation de crédit : celle-ci doit plutôt intervenir assez tôt dans l’échéancier de remboursement, au premier tiers de l’emprunt idéalement (souvent entre cinq et six ans), période au cours de laquelle le débiteur payent le plus d’intérêts. Enfin, la différence entre l’ancien taux et le nouveau doit être d’au moins 1 point.

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