Immobilier : l’embellie se confirme en Loire-Atlantique

 15.02.2017  Transaction

Comme au niveau national, le marché du logement nantais a nettement redémarré en 2016 sous l’effet combiné de taux d’intérêts très bas et de certaines mesures fiscales incitatives propices à l’accession et à l’investissement locatif.

Après une année 2015 jugée encourageante par les professionnels, le marché immobilier a encore accéléré l’an dernier. Aux détails près, les bilans croisés de la FNAIM  (Fédération Nationale de l’Immobilier) et du Crédit Foncier convergent : en France, sur l’ensemble de la période étudiée, soit douze mois, environ 850 000 transactions ont été recensées dans le parc ancien, un volume en hausse de +6% sur un an, et de +22% depuis 2014. Dans le neuf, la hausse des ventes de maisons individuelles atteint +19% par rapport à 2015 et le nombre de logements construits progresse de +10% à 377 000 unités.

Petite remontée des prix

Signe encourageant, ce redémarrage global s’est traduit, pour la première fois depuis 2012, par un léger rebond des prix au niveau national, de +1,8% pour les maisons selon les données de la FNAIM, et de +1,3% pour les appartements, chiffre qui grimpe même de +3,9% à Nantes, deuxième ville de France  où l’inflation sur cette catégorie de bien aurait été la plus forte l’an dernier, après Bordeaux (+4%).

En Loire-Atlantique justement, le marché immobilier, porté comme ailleurs par les taux de crédit historiquement bas et les conditions de financement avantageuses offertes par les prêts aidés sur l’accession à la propriété (PTZ)  et la Loi Pinel sur l’investissement locatif, s’est orienté en nette hausse, surtout dans le neuf avec un bond spectaculaire du nombre de transactions d’appartements (+25,7%). Franche reprise des ventes également dans l’ancien, surtout dans le collectif (+18,7%) quand, dans le même temps, les opérations dans l’habitat individuel n’augmente « que » de +8,5% et l’acquisition de terrains à bâtir de +15,2%, indique encore le dernier bilan de la Chambre des Notaires.

Nantes, dans le top des villes les plus chères de France

Sur l’ensemble du territoire départemental, le prix de vente d’un appartement neuf progresse de +3,6% sur un an à 3 690 euros le m², et à 2 460 euros dans l’ancien (+1,6%). Pour une surface habitable médiane de 100 m², le prix de vente d’une maison ancienne atteignait en 2016 205 000 € en moyenne (contre 160 000 euros ailleurs en France), un niveau en hausse de +2,5% sur un an.

Au chef-lieu, les valeurs sont parmi les plus élevés de France (au cinquième rang derrière Nice, Lyon, Bordeaux et Lille) et le prix d’une maison à Nantes s’affiche désormais à 306 000 euros en moyenne.

En plein centre-ville, les Hauts-Pavés/Saint-Félix, où la demande surpasse nettement l’offre, reste le quartier le moins accessible avec un prix au m² estimé à 2 850 euros (+6%), supérieur à la médiane mesurée intra muros (2 550 euros).

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