Les aides au logement pour les étudiants

 08.09.2017  Location

Aide au logement étudiants Nantes Rezé St Nazaire

L’Etat finance trois principales aides non cumulables entre elles. Leur objectif : diminuer la part du loyer dans le budget des personnes aux revenus modestes et offrir aux publics fragiles la possibilité d’accéder plus facilement à un logement.

Plus de la moitié des étudiants âgés de 18 à 24 ans n’habitent plus chez leurs parents et doivent en conséquence financer un premier logement (source : Insee). Au titre du seul loyer à verser, cette indépendance représente un coût estimé à environ 600 euros par mois, moyenne qui reflète assez mal la disparité des situations sur le terrain de l’immobilier. Un jeune qui obtient un hébergement Crous paiera beaucoup moins cher que le locataire d’un studio indépendant géré par un propriétaire privé, or cette dernière solution est la plus courante, faute de places suffisantes à pourvoir dans les résidences universitaires. De même : le budget d’un étudiant variera fortement selon qu’il loge à Paris ou en province, qu’il opte ou non pour une  colocation ou choisit d’habiter un T1 ou un T2.

Trois aides financées par l’Etat permettent aux locataires et à certains accédants à la propriété d’alléger leurs charges liées au versement d’un loyer ou d’une mensualité d’emprunt immobilier : il s’agit de l’Aide personnalisée au logement, l’allocation de logement à caractère social et l’allocation de logement à caractère familial. Ces trois dispositifs gérés par la Caf  ne sont pas cumulables entre eux. De fait, un ménage qui perçoit l’APL est  non-éligible aux deux autres, et vice-versa. Toutes les demandes sont à effectuer en ligne sur le site internet de la caisse d’Allocation Familiale.

  • L’APL (Aide personnalisée au Logement) est la plus connue. Son montant s’échelonne de 30 à 300 euros environ en fonction des situations). 800 000 étudiants la perçoivent sur un total de près de 2,5 millions bénéficiaires. Le sort réservé à cette enveloppe a suscité de nombreuses interrogations après que le gouvernement a annoncé, au début de l’été, une baisse de 5 euros de toutes les prestations, une mesure applicable à partir du 1er octobre 2017 et étendue, à partir de la même date, aux ALF et aux ALS. Rappelons que les conditions d’attribution de l’APL avaient déjà été modifiées sous le précédent mandat : outre le niveau de revenus, le montant du loyer et la localisation du bien occupé, le calcul de l’allocation prend désormais en compte la part de patrimoine supérieure à 30 000 euros détenue par le demandeur au titre de son épargne (Livret A, LDD, PEL etc…) et de son capital immobilier (hors résidence principale et locaux professionnels). Ces nouveaux barèmes ont été également introduits dans les modalités d’examen des droits aux ALF et ALS.

Pour le reste, tout locataire, colocataire ou sous-locataire peut solliciter une APL, sous réserve que son logement soit conventionné (les logements CROUS le sont automatiquement). Si tel n’est pas le cas, une allocation de Logement (AL) peut lui être accordée par l’administration. Elle se décline en deux aides, également non-cumulables :

  • L’allocation à caractère familial (ALF) destinées aux ménages ayant au moins un enfant à charge ou un ascendant de plus de 65 ans ne disposant pas de ressources supérieures au plafond de l’Aspa (allocation de solidarité aux personnes âgées), soit 803 euros par mois pour une personne seule et 1 246 euros pour un couple. Plus globalement, l’ALF s’adresse aux jeunes ménages, aux femmes seules ou en couple qui connaissent leur première grossesse et aux ménages qui perçoivent des prestations familiales.
  • L’allocation à caractère social (ALS) concerne, également sous conditions de ressources, les jeunes, les étudiants, les ménages sans enfants et les personnes âgées ou handicapées exclus du dispositif APL. Son montant : 200 euros maximum.

Retour aux actualités