Comment faire des économies d’eau dans son logement ?

 26.10.2017  Conseils / Service clients

Comment faire des économies d’eau dans son logement ?

Combien l’eau coûte-t-elle aux ménages français ?

La dernière étude de référence remonte à 2014, date à laquelle l’Observatoire des services publics d’eau et d’assainissement avait compilé une série de données issues de l’année précédente. Les différents relevés avaient permis d’établir un tarif moyen de 3,92€/mᵌ TTC sur la base d’une consommation annuelle de 120 mᵌ, un volume qui correspond aux besoins d’un ménage composé de trois personnes, soit une facture de 470 euros environ.

Derrière ce chiffre sec se cache une grande disparité des prix en fonction des territoires, des politiques municipales, du niveau de revenus par habitant : à l’époque, l’Observatoire estimait à 1% la part des dépenses liées à l’eau dans le budget des ménages, tendance moyenne qui, d’une région à l’autre, pouvait varier du « simple au double ». Un constat confirmé par une enquête conduite en 2015 par les associations 60 millions de consommateurs et France Libertés qui pointaient une hausse tarifaire de 6,3% dans 85% des villes françaises sur la période 2011-2014, Evreux et Saint-Quentin étant les communes les plus chères (5,17 € et 5,16 € le m3 au 1er janvier 2014), et Antibes la moins chère (1,50 €). Certaines municipalités ont justifié ces hausses par le passage du taux de TVA de 5,5% à 10% sur les éléments de facturation relatifs à l’assainissement (1er janvier 2014) ou par des investissements dans le réseau de distribution ou les unités d’épuration.

Pour diminuer les factures, il existe des parades simples et surtout peu coûteuses à mettre en œuvre. Au préalable, il faut identifier les sources potentielles de surconsommation ou de déperditions : dans la maison, un bain nécessite entre 75 et 200 litres d’eau, deux fois plus que la douche (30 à 100 litres). Plus étonnement, un passage de la vaisselle dans l’évier (10 à 30 litres) serait à peine plus avantageux qu’un lavage automatique (20 à 40 litres).  Les WC écouleraient 6 à 12 litres d’eau et la machine à laver le linge entre 80 et 140. Enfin, les propriétaires ou locataires d’une maison savent qu’un potager est, par nature, très gourmand en arrosage (entre 1000 et 2 000 litres par heure).

Au total, entre la cuisine, le nettoyage ou encore la vaisselle, un français utiliserait en moyenne jusqu’à 200 litres d’eau par jour. Comment réduire ce volume ?

Dans la salle de bain et la cuisine

Pour les petits gestes du quotidien (rasage et lavage des mains et des dents), l’ouverture du robinet n’est véritablement utile qu’au moment du rinçage. L’opération est donc très brève, quelques secondes seulement. Un éco-geste de base à la portée de tout le monde.

On l’a dit, une douche de 5 minutes est préférable à la baignoire : le calcul est vite fait, la première consomme 20 litres, contre 200 pour le second (dans les cas les plus extrêmes, c’est vrai).

De nombreux mécanismes permettent de limiter le volume d’écoulement du robinet sans amoindrir la sensation de pression qu’apprécient tant les amateurs de douche : pour une même durée d’utilisation, les pommeaux économes compensent la réduction d’eau par des injections d’air qui maintiennent la force du jet. Il existe aussi des régulateurs de débit à positionner entre le robinet et le flexible. Gain : entre 8 et 12 litres par minute.

Signalons que toute consommation d’eau mobilise une quantité d’énergie nécessaire aux opérations de puisage, de traitement, de transport et de réchauffement.  En maintenant la température de l’eau à un niveau constant et préréglé, un mitigeur thermostatique préserve son utilisateur des brutales douches écossaises qui s’enclenchent à l’ouverture du robinet ou lorsque le volume d’alimentation en eau augmente brusquement (c’est le cas lorsque deux arrivées son utilisées en même temps).  L’économie réalisée se situe à deux niveaux : le gaz de la chaudière d’abord et la quantité d’eau consommée ensuite, l’utilisateur bénéficiant d’une température égale même avec un débit réduit.

Traquer les fuites

Un robinet qui goutte représenterait un gâchis de 35m3 chaque année, soit un surcoût d’environ 123 euros. Lorsque c’est un filet d’eau qui s’échappe du robinet, la perte est estimée à 140 euros. Grosses ou petites, toutes les fuites doivent être colmatées : des menus travaux qui reviendront toujours mois chers les volumes d’eau gaspillés.

La chasse d’eau

Les mécanismes « double-commande » permettent d’opter pour un vidage automatique partiel, qui permet d’économiser 50% du contenu du réservoir à chaque utilisation. Une économie non-négligeable sur le long terme. Des dispositifs à intégrer au mécanisme existant permettent de diminuer le volume d’eau chassée par la cuve (sac ou plaquette WC).

L’électroménager

Plus le matériel est récent, moins il dépense d’eau et d’électricité pour une performance équivalente. A l’achat, le niveau de consommation d’un lave-linge ou d’un lave-vaisselle est mentionné sur l’étiquette énergie où figure un système de notation entre A et A+++.

Ceux qui ne souhaitent pas investir dans un nouvel équipement veilleront à remplir leur appareil avant de le faire fonctionner et à utiliser, autant que possible, les programmes « éco » qui compensent un moindre réchauffement de l’eau par un cycle de lavage un peu plus long.

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