Immobilier : Nantes, deuxième ville où il faut investir en 2018

 09.07.2018  Transaction

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Montpellier, Nantes, Rennes. Voici, dans l’ordre, le tiercé gagnant du dernier classement des dix villes où il fait bon investir, un palmarès dressé chaque année (depuis 2012) par Explorimmoneuf et Le Figaro Immobilier sur la base d’éléments chiffrés recueillis dans les gros territoires urbains.

L’attractivité de Nantes y est mesurée à travers une série d’indices économiques et démographiques qui fondent les perspectives de croissance de la ville et déterminent, corrélativement, le dynamisme de son secteur immobilier.

100 000 habitants de plus dans dix ans

Les bonnes performances enregistrées localement en termes d’emplois, de revenus et d’infrastructures (1er du classement 2018 de L’Express sur le sujet), atouts qu’elle combine avec un urbanisme ambitieux et une qualité de vie reconnue au niveau national  (9ème)  « favorisent le marché des investisseurs, qui sont de plus en plus nombreux » souligne l’étude d’Explorimmoneuf, relayant les propos d’un notaire nantais.

Ces tendances positives trouvent leurs sources dans les projections de long terme établies par les organismes officiels : le solde migratoire annuel évalué à 7 500 habitants supplémentaires (donc beaucoup de franciliens qui cherchent à s’expatrier en régions) alimente à la fois le profil et le volume de la demande immobilière de demain. Selon l’Insee, la population de Nantes Métropole va s’accroître de 100 000 personnes d’ici à 2030.

Aujourd’hui, la capitale ligérienne est répertoriée parmi les grandes agglomérations dites « en tension » où l’offre en logements reste déficitaire par rapport au flux de candidatures à l’achat ou à la location (à ce titre, le prêt à taux zéro et la défiscalisation Pinel continuent à s’y appliquer pleinement). Ce déséquilibre a eu un impact inflationniste sur les prix : selon MeilleursAgents.com, la hausse sur 5 ans atteint +11,2%, très inférieur toutefois à la surchauffe observée à Bordeaux au cours de la même période (+26%). Bonne nouvelle : la courbe semble ralentir à Nantes depuis le début de l’année (+1,8% sur le dernier trimestre 2018, +0,9% sur un mois).

Un investissement moyen de 2 710/m²

« Si les prix progressent dans l’ancien (2 710 €/m² en moyenne), les valeurs sont aussi en hausse à la location pour les studios (16,1 €/m²) » signale Explorimmoneuf.  Selon le notaire interrogé dans l’enquête, « les quartiers les plus prisés demeurent le centre-ville et les secteurs situés à proximité immédiate », avec des niveaux de rentabilité de l’ordre de 4 à 5 %.

Les quartiers Hauts-Pavés, Saint-Félix, Saint-Pasquier ont la cote grâce à leur connexion au pôle universitaire et aux écoles d’enseignement supérieur. Ceux qui achètent  un studio ou d’un 2-pièces dans ces secteur s’y assureraient un rendement minimal de 5 %. « Idem à Procé, Canclaux, Mellinet, très convoités les jeunes couples et les familles ». Dans ces ensembles, les maisons se vendent entre 400 000 et 600 000 euros et  « un 2-pièces de 35 m² acquis 90 000 € et loué 450 €/mois, rapporte 6 % » précise l’étude.

Dans le parc neuf, les meilleures affaires sont à chercher du côté  des nouveaux programmes résidentiels engagés en  zone périurbaine. Alain Riguidel, président de la FPI Loire-Atlantique, cite notamment « Orvault, Saint-Herblain, Sainte-Luce, au nord, mais aussi Rezé, au sud, très bien dotés en service et desservis par les transports en commun ».

Les chiffres clés de l’investissement locatif à Nantes

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