Immobilier : les transactions s'accélèrent à Nantes

 19.02.2018  Transaction

C’est l’heure des comptes chez les professionnels de l’immobilier et, comme attendu, les principaux signaux sont au vert. A Nantes, la reprise des ventes de logements, sensible depuis 2015, s’est confirmée l’an dernier, sans provoquer pour autant une flambée des prix comparable à celle qui frappe le territoire bordelais.

Regain d’intérêt pour les terrains à bâtir

Le dernier pointage effectué par les Notaires de l’Ouest permet de dégager une tendance claire à l’échelle du département, bilan panoramique qui reflète la croissance observée plus localement dans sa zone urbaine délimitée par la métropole et son rayon d’influence où l’essentiel de l’activité se condense: de 2016 à 2017, la part des appartements anciens dans le volume global des transactions comptabilisées en Loire-Atlantique progresse de +19%, et de +22% dans le neuf. Cette dynamique se vérifie également dans le secteur de l’habitat individuel : en un an, +20% de maisons anciennes ont changé de propriétaires. Quant au chiffre des terrains vendus sur la même période, en très forte augmentation (+43%), il traduit virtuellement le potentiel de constructions à venir.

Sans surprise, l’épicentre de cette petite surchauffe immobilière est à chercher du côté du bassin nantais : à preuve, le chef-lieu et toute sa partie agglomérée concentre à eux seuls « 78% des ventes d’appartements » précisent les notaires. Une marché engorgé qui, ajoutent-t-ils, tend à raréfier l’offre et pousse mécaniquement les prix à la hausse : « A Nantes, dans certains quartiers, comme le centre-ville », ils dépassent les +10% à 4 580 euros le m² en moyenne, souligne l’étude. Toutefois, d’’un secteur à l’autre, l’onde « inflationniste » se propage de façon très disparate : de « modérée » sur l’Ile de Nantes et à Doulon-Bottière pour qui souhaite investir dans un appartement neuf (+1,9%) ou ancien (+2,4%),  la vague devient « très rapide » sur le même type de biens collectifs à Chantenay-Bellevue-Sainte-Anne (+13,9%). A l’inverse, les notaires observent des dévalorisations dans les quartiers-nord (respectivement -2,3% et -4,1% pour une maison et un appartement anciens). Même courbe négative pour les logements neufs proposés à Dervallières-Zola (-6,1%), Hauts Pavés-Saint-Félix (-4,8%) et Nantes Erdre (-3,1%).

A Nantes, des affaires conclues en une semaine

Le 19 janvier dernier, à l’antenne de France Bleu Loire-Océan, Jean-Charles Veyrac, chargé de communication du Conseil régional des Notaires, voyaient dans ces tendances chiffrées relatives aux volumes et aux prix un « effet de rattrapage » lié à des « activités anciennes qui auraient dû se concrétiser depuis longtemps ». Et d’expliquer : « il y a quelques années, beaucoup de ventes ne se sont pas faites parce que les vendeurs restaient sur des prix trop élevés sur lesquels de nombreux acquéreurs ne voulaient pas s’aligner ». Le rééquilibrage qui s’est opéré depuis sur la valeur des offres a permis de débloquer le marché, d’où les records de transactions enregistrés en 2017.

Dans ce contexte de forte compétition entre acheteurs encouragés par des taux d’intérêts au plus bas depuis près de deux ans, « un bien au bon prix et bien situé, à Nantes, se vend en une semaine, voire quelques jours » signalait, le 20 novembre 2017, un article de France Bleu rédigé à partir des témoignages de Jean-Charles Veyrac, cité plus haut, et Loïc Cantin, président de la FNAIM en Loire-Atlantique (Fédération nationale de l’Immobilier).

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