Immobilier : les crédits devraient rester attractifs en 2017

 28.03.2017  Transaction

Crédit immobilier 2017 Nantes St Nazaire Rezé

La hausse des taux de crédit qui s’est amorcée en toute fin d’année dernière s’est poursuivie au premier trimestre 2017, mais à un rythme si modéré qu’elle ne pèse pas défavorablement sur les projets immobiliers portés par les ménages français. Cette tendance favorable aux acquéreurs devrait se confirmer au cours des prochains mois.

Après onze mois de baisse consécutifs, la tendance s’est inversée sur le marché des taux immobiliers. Le retournement, qui s’est fait sentir en novembre 2016, n’a pas provoqué la rupture ni le contrechoc que certains emprunteurs redoutaient après la parenthèse euphorique du second semestre 2016. Après cinq mois de remontée, le coût du crédit reste en effet proche de ses plus bas niveaux historiques, ce qu’a d’ailleurs confirmé une étude récente de l’Observatoire du financement CSA/Crédit Logement : quelles que soient les durées de remboursement négociées, le taux d’intérêt moyen calculé en février dernier (1,49%) est très inférieur à celui qui était pratiqué un an auparavant (2,07%) et retrouve, in fine, son niveau d’août 2016 (1,48%), période « alors considérée comme particulièrement favorable à la réalisation des achats immobiliers » souligne l’Observatoire. Pas de quoi décourager les projets d’investissement  des ménages malgré la hausse des prix des logements (+1,8% en 2016 selon l’Insee, inflation très largement alimentée par Paris et la région Ile-de-France), mais aussi les incertitudes liées à l’élection présidentielle et aux aléas de la conjoncture économique.

Une nouvelle pause au printemps ?

Surtout, rien ne permet d’affirmer que la hausse des taux d’intérêts s’inscrira dans une perspective longue et continue : après les baisses record enregistrées à l’automne 2016,  la période actuelle s’apparente davantage à un rééquilibrage qu’à un réel tour de vis bancaire. De surcroît, l’arrivée du printemps, période traditionnellement marquée par une recrudescence du nombre de transactions dans le secteur de l’immobilier, pourrait annoncer un nouveau répit dans l’évolution du coût du crédit : Il n’est pas rare qu’à cette époque de l’année, les établissements financiers jouent le jeu de la demande et assouplissent leurs conditions d’emprunt pour accompagner ce mouvement cyclique.

Dans un contexte de concurrence rude liée au regain du marché du logement, de nombreuses banques cherchent à contenir la montée des taux pour maintenir la compétitivité de leurs offres de financement et conserver et/ou attirer les clients à fort potentiel.

Une stratégie offensive étayée par les constats dressés sur le terrain par de nombreux courtiers, dont Vousfinancer.com qui observe, dans un communiqué publié le 6 mars 2017, que « la plupart des banques n’ont pas modifié leurs grilles de taux au début de ce mois ». Les seules hausses observées récemment sont de faible ampleur, « de +0,10% en moyenne avec des écarts pouvant varier de 0,05% à 0,20% selon les durées afin de rester attractives sur les prêts de moins de 20 ans ».

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