Les cadres parisiens attirés par Nantes

 07.12.2017  Territoire

Selon Cadremploi, Nantes demeure une destination privilégiée par ces cadres franciliens prêts à quitter Paris pour (re)trouver une vie professionnelle plus paisible en province. Le palmarès établi par le jobboard place la métropole de Loire-Atlantique au deuxième rang des villes les plus attractives aux yeux des CSP +, derrière Bordeaux (Gironde) mais devant Lyon (Rhône).

Des emplois dans le numérique

L’étude interprète ces résultats à la lumière des caractéristiques de l’économie nantaise qui contribue à véhiculer l’image d’une métropole dynamique où deux mondes coexistent : les filières historiques d’un part, emmenées par les chantiers navals et l’agroalimentaire, et les métiers nouveaux d’autre part, suscités par les recherches sur les énergies renouvelables marines, les biotechnologies et le secteur internet sur lequel repose le phénomène start-up dont Nantes s’est fait l’un des champions au niveau national (le numérique pèse 7,7% de l’emploi local).

Si le marché du logement y est réputé cher - comme dans de nombreuses agglomérations pénalisées par un fort déséquilibre entre l’offre et la demande -  les prix évoluent sur une pente plus douce qu’à Bordeaux où l’ouverture récente de la LGV vers Paris a, localement,  aggravé l’ampleur de ce qui s’apparente de plus en plus à une bulle immobilière (+15,5% au m² sur un an pour un appartement ancien, contre +4% à Nantes sur le même type de bien). Autant d’éléments conjoncturels  qui font de l’ancienne cité des Ducs une solution de repli viable pour quiconque souhaite rebondir en dehors de l’Ile-de-France.

Nantes, une ville où il fait bon vivre

De quels ingrédients l’insatisfaction des cadres parisiens se nourrit-elle, au point de déclencher chez eux des envies d’ailleurs ? L’enquête menée par Cadremploi fait état d’un ras-le-bol assez marqué (55% des sondés), surtout chez les actifs âgés de 36 à 45 ans.

L’immense majorité d’entre eux (68%) se plaint du temps de transport à Paris, supérieur à 30 minutes pour 7 cadres sur 10. 55% jugent que le coût de la vie est un inconvénient, et ils sont presque aussi nombreux (53%) à pointer les difficultés de logement dans la capitale et ses alentours. Plus frappant encore : la quasi-totalité (90%) de ceux qui souhaitent quitter Paris se disent prêts, pour y parvenir assez rapidement, à accepter une baisse de salaire (56%), voire à s’engager dans un projet de reconversion professionnelle (48%). Enfin, l’objectif d’un déménagement en région tient à leur souhait d’évoluer dans un meilleur cadre de vie (91%) et de se ménager davantage de temps pour les loisirs et la famille (67%).

A ce titre, Nantes semble répondre à leurs attentes personnelles et à leur plan de carrière : beaucoup moins tentaculaire que Paris, la première métropole du grand quart nord-ouest -en nombre d’habitants (609 000 en 2016, contre 426 000 à Rennes) - se distingue régulièrement pour ses bons résultats dans les classements mesurant le bien-être des populations urbaines (1ère au palmarès 2017 des villes où il fait bon vivre et travailler, selon L’Express). Le taux de chômage (7,2% de la population active) est inférieur à la moyenne nationale (9,2% au deuxième trimestre 2017), ses filières d’enseignement reconnues pour leur qualité et sa position géographique appréciée, à la fois près du littoral et directement connectée à Paris via le TGV (2 heures de trajet).

Voici les principaux indicateurs du marché immobilier nantais relayés par Explorimmoneuf :

Un appartement ancien coûte en moyenne  2 620€/m2 (+4 % sur un an)

Une maison ancienne se négocie en moyenne à  260 000 € (+6,6 %)

Dans le parc neuf, le prix moyen est évalué à 3 876 €/m2 (+5,4 %)

La taxe d’habitation s’établit à 1 137 € en moyenne 

La taxe foncière représente  1 167 € en moyenne

Loyer moyen d’un studio (15,80 €/m2)........- 0,4 %

Loyer moyen d’un 2-pièces (11,30 €/m2)....+ 0,3 %

Sources : Notaires de France, Fédération des promoteurs
immobiliers, Observatoire SFL, Clameur, Insee.

 

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