Immobilier à Nantes : de nouveaux records en 2017

 20.12.2017  Territoire

Nantes place royal immobilier

L’immobilier nantais dispose-t-il d’une offre suffisante pour satisfaire la demande, toujours plus importante depuis 2015 ? Selon les dernières tendances établies par l’Observatoire du Logement de la Métropole Atlantique dont Thierry Immobilier est partenaire, le marché se maintient à des niveaux record sur l’ensemble de l’agglomération : 4 400 ventes avaient y été dénombrées l’an dernier, dont plus de la moitié (2 570) dans le seul chef-lieu.

6 000 nouveaux logements par an nécessaires

En glissement annuel, le premier bilan 2017 semble, à mi-parcours, imprimer un rythme encore plus soutenu : sur la période de comptage définie par l’Oloma - entre le troisième trimestre 2016 et le deuxième trimestre 2017 (douze mois) – le territoire métropolitain condense à lui seul plus de 4 000 transactions immobilières, soit 60% du volume constaté au niveau régional (7 200).

A partir d’une analyse des besoins recensés et de leur évolution sur le temps long, il estime à « 6 000 nouveaux logements par an » le bon niveau d’adéquation entre l’offre et l’afflux de demandes sur le marché local. Dans cette perspective d’évaluation, la taille des ménages est l’un des paramètres socio-démographiques les plus examinés par les experts immobiliers qui cherchent à déterminer la capacité d’un territoire urbain à  « absorber » toujours plus d’habitants : moins les foyers comptent de personnes, plus les besoins d’habitations se font sentir, au point d’entraîner un risque de pénurie et de tensions sur le prix des logements, alors même que la population globale augmente.

La taille des ménages diminue à Nantes

Or, à l’échelle nationale, cet indicateur s’est inversé négativement à la fin des 30 glorieuses.  Les données recueillies au cours de la décennie 1999-2013 confirme l’orientation générale de la courbe depuis le milieu des années 1970  :  le nombre de ménages français (définis comme l’ensemble des occupants d’une résidence principale, qu’ils aient ou non des liens de parentés) a crû de +17% pour s’établir à 28,5 millions à la fin de la période quand, dans le même temps, la taille des ménages est passé de 2,4 à 2,2 personnes (après 3,1 en 1968). A Nantes, cette moyenne est tombée à 1,9 en 2012 (2,09 au niveau de la métropole), contre respectivement 2 et 2,29 quinze ans auparavant, selon l’Agence d’Urbanisme de la Région Nantaise (Auran). Plus de la moitié des ménages comptabilisés intra-muros (51,1%) sont  aujourd’hui constitués d’une seule personne, un chiffre en forte hausse depuis 1999 (+ 4 points).

Ce contexte exige donc de construire davantage pour éviter que le stock de logements, dans lequel une large majorité d’investisseurs vient puiser (à 70% contre 30% de propriétaires occupants),  ne s’écoule trop rapidement : « Aujourd'hui, de façon théorique, si nous arrêtions de bâtir, la réserve disponible dans l'aire urbaine nantaise durerait neuf mois » constate Bertrand Mours, président de l’Observatoire OLOMA. « Mais Lorsque l'offre commerciale est en équilibre, c'est plutôt douze à quinze mois » (source : Ouest France).

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