Le courtier en travaux, un facilitateur d’affaires dans l’immobilier

 13.04.2017  Conseils / Service clients

De nombreux ménages ont recours à un courtier en travaux pour estimer le coût de leur projet de rénovation et dénicher l’entreprise la plus apte à le mettre en œuvre dans des délais raisonnables et au meilleur prix.

Crédit d’Impôt pour la Transition Energétique (CITE), Eco PTZ, prêts travaux…si les français connaissent, en général, les principaux outils de financement mis à leur disposition pour rénover leur logement, beaucoup manquent d’expertise et de recul pour évaluer le montant global des frais qu’ils vont devoir engager : 55% d’entre eux disent « manquer de renseignements fiables » à ce sujet, indiquait une étude réalisée l’an dernier par l’Agence Nationale pour l’Information sur le Logement (Anil). Faute de repères et de carnet d’adresses, six sur dix affirmaient, dans le même sondage, ne pas savoir à quelle entreprise s’adresser pour établir un devis et mettre en route le chantier.

Des intermédiaires entre particuliers et entreprises

Par instinct de prudence, les plus méfiants et les moins armés préfèrent recourir préalablement à un courtier en travaux. Qui est-il ? Souvent un travailleur indépendant, ou un franchisé, qui intervient sur le marché du bâtiment afin de mettre en contact particuliers et prestataires. Depuis une dizaine d’années, ce métier encore récent dispose de sa propre organisation professionnelle, la Fédération Française du Courtage en Travaux qui rassemble en son sein une soixantaine de membres. D’après un pointage effectué par la FFCT, plus de 600 personnes exerceraient cette activité sur l’ensemble du territoire national, dont près de la moitié en réseau.

Le courtier en travaux se positionne majoritairement sur les projets d’amélioration de l’habitat : leur nombre augmente d’ailleurs mécaniquement lorsqu’une hausse dans transactions immobilières se fait sentir dans le parc ancien (en général, les premiers chantiers avant relocation sont lancés par les nouveaux propriétaires dans les trois à six mois qui suivent le rachat du bien).

D’évidence, un bon courtier en travaux connaît bien l’état du marché de la rénovation, sa compétitivité économique, ses normes réglementaires et la cadre législatif dans lequel il s’inscrit.

Un bon comparateur de prix

« Il est capable d’écouter le client et va cerner ses attentes. Après avoir évalué le coût de l’investissement. Il l'orientera vers le professionnel adéquat » explique Nicolas Daumont, président de la Fédération française du courtage en travaux (source : L’Express).

En bon apporteur d’affaires, il s’appuie sur un solide réseau de contacts dont il tire des analyses et des tendances essentielles: les capacités d’innovation du secteur et l’impact de la concurrence sur l’évolution des prix qu’il compare. Car l’une de ses missions prioritaires consiste à négocier des devis attractifs pour satisfaire son client : « Il s'assure de la qualité des prestataires et travaille généralement avec le même réseau d'artisans » ajoute Nicolas Daumont.

Comment est-il payé ? « Il perçoit des commissions versées par les artisans lorsqu’il leur apporte le marché. Et éventuellement des honoraires versés par le client, ce qui est très rare » précise la président de la FFCT.  La rémunération par l’entreprise est en effet la pratique la plus courante. Cette commission atteint, selon les réseaux de courtiers, environ 10 % du montant des travaux facturés.

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