Comment bien investir dans l’immobilier ?

 21.11.2017  Fiscalité

La pierre reste une valeur refuge pour 60% des français, indique un sondage Opinion Ways réalisé pour un promoteur national. Aux placements financiers, plus de la moitié d’entre eux préfère acquérir un logement pour le louer ou réaliser une plus-value à la vente.

Les épargnants français, réputés moins téméraires que leur homologues anglo-saxons, continuent à privilégier les produits réglementés (Livret A, Livret Développement Durable et solidaire) et les assurances-vie qui leur garantissent une prise de risque minimale. Ils voient également dans l’investissement immobilier un bon moyen de sécuriser leur capital : dans l’esprit de nombreux ménages, le logement est un placement sûr qui conserve, en théorie, sa valeur résiduelle lorsque le marché s’effondre, et assure à ses propriétaires une rente pérenne et régulière sous forme de revenus locatifs.

Cette confiance dans la pierre se reflète dans les résultats de l’enquête menée par OpinionWay : l’immobilier y apparaît comme une bonne stratégie d’épargne pour  60% du panel interrogé (1008 personnes). Plus de la moitié d’entre eux se disent prêts à  investir directement dans un bien (maison ou appartement), quand 18% privilégient l’ouverture préalable d’un plan épargne logement (PEL).

La montée en puissance des SCPI

Une minorité des sondés (8%) évoque une mise de fonds  dans une société Civile de Placement Immobilier (SCPI), formule qui connaît depuis plusieurs années un succès croissant auprès du grand public : en 2016, ces portefeuilles d’actions ont collecté un montant net de 5,56 milliards d’euros, dont 3,13 milliards investis dans les SCPI adossés à de l’immobilier d’entreprise, soit « une hausse de + 30% par rapport aux douze mois de 2015 » annonçaient l’hiver dernier l’Association française des Sociétés de placement Immobilier (Aspirim) et l’Institut de l’Epargne Immobilière et Foncière (IEIF).

L’attractivité de cette « pierre-papier » tient à la performance de sa rémunération (environ 4,5% en 2016) sans commune mesure avec celle offerte sur la même période par l’épargne réglementée de type Livret A (0,75%) et les contrats d’assurance-vie en euros (2%). Ce système de placement, comparable dans son mécanisme aux OPCVM/SICAV proposés sur le marché des valeurs mobilières, tire ses revenus des loyers versés dans l’immobilier tertiaire (bureaux, murs de magasins, entrepôts, locaux professionnels,  centres commerciaux...) et résidentiel (logement, bâtiments à usages éducatifs, maisons de retraite…) : la société de gestion en charge de ces actifs en collecte les dividendes et les redistribue, toutes charges déduites, à ses associés et détenteurs de parts au prorata du montant de leur investissement.

Parmi les foyers qui préférèrent se lancer dans l’acquisition d’un logement, 75% cherchent à obtenir un rendement locatif intéressant et 22% envisagent de réaliser une plus-value à la revente.

Rappelons également que les plan d’épargne logement (PEL) ouverts depuis le 1er août 2016 offrent à leurs souscripteurs un taux d’intérêt de 1%, contre 1,50% précédemment (hors prélèvements sociaux). Cette rémunération peut néanmoins bénéficier d’une rallonge sous la forme d’une prime d’Etat de 1 525 euros maximum accordée aux épargnants qui débloquent un prêt immobilier d’au moins 5 000 euros pour acheter ou rénover une résidence principale.

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