L’immobilier à l’heure du Big data

 10.10.2017  Digitalisation

Big Data Immobilier Nantes

A l’instar de nombreux autres secteurs d’activité, l’immobilier a adapté ses méthodes commerciales et sa communication aux nouveaux enjeux posés par la collecte des données sur internet. Objectif : répondre aux défis économiques de son époque et s’aligner au maximum sur les attentes de sa clientèle.

Google, Facebook, Apple et, plus globalement, l’idO (Internet des objets) ont dilué les repères historiques des professionnels de l’immobilier dans un nuage virtuel où les éléments se cristallisent en temps réel et à toute vitesse. La structuration du web autour de ces différents outils d’agrégation a progressivement fait naître le Big Data, passé d’un simple concept à une véritable technologie à la jonction des années 2000 et 2010 : avec cette nouvelle frontière, les entreprises accèdent désormais à une source infinie de données immédiatement exploitables: coordonnées GPS, parcours de navigations sur internet, âge, sexe et goûts personnels des internautes…

Comprendre son territoire

Dans cette nasse immatérielle, les marques ont la possibilité de récupérer des informations suffisantes pour mieux comprendre leurs marchés respectifs et accélérer leurs prises de décision, à condition de se doter d’outils d’analyses capables de passer ces flux au crible, de les ordonner et de les mettre en forme (CRM ou GRC pour la gestion des relations avec les clients, datavisualisation, interfaces de programmation…).
Dans le secteur de l’immobilier, l’exploitation du Big Data peut fournir aux agences une multitude d’indicateurs relatifs aux caractéristiques démographiques et sociales du territoire où elles exercent: âge moyen de la population, solde migratoire, taux de réussite scolaire, niveaux d’investissement dans les énergies renouvelables, revenu médian, réseau de transports, densité de l’offre commerciale…

En interne, l’analyse comportementale de leur audience permet aux agents commerciaux d’affiner d’autres courbes de performance pour définir de nouvelles priorités marketing : Combien de contacts sont nécessaires pour transformer un prospect en client ? Quels affichages publicitaires l’internaute a-t-il visionné avant d’entrer en communication avec l’annonceur ? Après quel type d’envois s’est-il désabonné d’une liste e-mailing ? Quel est le délai entre le premier entretien et la signature d’un contrat ? Combien de temps s’écoule entre deux projets immobiliers ?

Des services en temps réel

Plus largement, le professionnel a les moyens de prendre le pouls de son marché et d’en tirer les enseignements idoines : évolution des prix et des loyers, typologie des ménages engagés dans une vente ou un achat (couples/célibataires/divorcés), âge moyen des personnes à l’origine d’une transaction, nombre de logements en construction, délai de concrétisation d’une vente immobilière…

Ces immenses potentialités offertes par internet se sont traduites, depuis quelques années déjà, par l’émergence de services innovants dans le domaine de l’immobilier : sur le web, des agences vantent les capacités de leurs calculateurs et autres programmes algorithmiques à repousser les limites de la précision dans l’analyse des millions de données disponibles dans le cyberespace. Objectif : offrir à l’internaute des informations constamment réactualisées, comme un panorama des prix présenté sur des cartes interactives à l’échelle d’une ville, d’un quartier, voire même d’un immeuble.

Retour aux actualités